La Fresnais

La Fresnais

Maire : Madame Nicole SIMON


Nom breton : An Onneg - Nom Gallo : La Frèsnàe
La Fresnais (autrefois écrit La Fresnaye ou La Fresnaie) signifie lieu où poussent les frênes.

Située près de la Baie du Mont Saint Michel, à 15 km de Saint-Malo, La Fresnais fait partie du Canton de Cancale et est membre de Saint Malo Agglomération. D'une superficie d'un peu moins de 15 km², elle compte une population d'environ 2 300 habitants.
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Les activités de La Fresnais aujourd’hui sont celles d’une commune rurale d’importance moyenne.

L'agriculture y constitue un secteur d'activités important mais l'artisanat y est aussi très développé. On décompte aujourd'hui plus d'une soixantaine d'artisans et de commerçants. La commune possède en outre un parc d'activités artisanales : « La Folleville ».

De nombreux services sont présents sur son territoire pour répondre aux besoins de la population : écoles publique et privée (maternelle et primaire), médecins, pharmacie, infirmières, kinésithérapeute, services postaux, bibliothèque municipale, supermarché, coiffeur, ....

La vie associative y est dynamique grâce à une vingtaine d'associations sportives, culturelles ou de loisirs. Pour les enfants et les jeunes, le SIAJE (Syndicat Intercommunal Animation Jeunesse Enfance, créé avec les communes de Hirel et de Saint Méloir des Ondes) offre des services intéressants : ludothèque (de 0 à 3 ans), centre de loisirs le mercredi et pendant les vacances scolaires (sauf à Noël), animations à l'espace jeune (+ de 14 ans), séjours, ...

La commune est bien desservie par les transports en commun (cars, bus, ...) et possède une gare (avec de nombreux arrêts TER).

Enfin, de nombreux gîtes et chambres d'hôtes permettent d'accueillir les vacanciers désireux de connaître une commune rurale, ses paysages, son histoire ainsi que ses curiosités locales.

 

Un brin d'histoire

histoire la fresnais
Les premières traces de la présence humaine à La Fresnais ont été découvertes aux Fauvettes : des tessons d'une poterie datée entre le 1er siècle av. J.C. et le 1er siècle après J.C. (Gallo-Romains). En 1080, La Fresnais existait comme paroisse (1ère mention écrite de La Fresnais).

La Fresnais n'a pas été marquée par des événements historiques majeurs mais les grands évènements nationaux et l'histoire locale, ont eu des retombées sur la commune.

Par exemple, à l'époque révolutionnaire, un fait a marqué les esprits des Fresnaisiens. En mars 1796, le Comte de Sérent et son frère, le Vicomte de Sérent, font partie d'un groupe de 27 émigrés, dont le Comte Hippolyte de Rosnyvinen de Piré, Eugène Charles Tuffin de la Rouërie, Julien Saucet-Duval, ayant fuit vers l'Angleterre et revenant en France pour organiser la lutte des Chouans. Ils sont débarqués clandestinement en pleine nuit à la pointe du Meinga à Saint-Coulomb et ont pour objectif de rallier le quartier général de Joseph de Puisaye, chef de la chouannerie en Bretagne, près de Fougères. Mais ils sont rapidement repérés par les Bleus (les républicains), arrivent en courant au Pont o Véro et sont pourchassés à travers les champs et les biefs. Certains d'entre eux réussissent à se cacher puis à s'enfuir, parfois avec l'aide de la population. D'autres n'ont pas cette chance et sont massacrés (Eugène Charles Tuffin de la Rouërie et le Marquis du Bois de La Ferronière). C'est le cas également du Comte Armand de Sérent qui, épuisé, avait tenté de se cacher dans un fossé. Son corps est enterré à la hâte près de la Renaudière. Il est exhumé en 1816, à la demande de son père, le duc Armand Louis de Sérent, pair de France.

Une croix est érigée à l'endroit où le Comte a perdu la vie et porte la mention « à la mémoire des Ducs de Serrens ». Aujourd'hui elle se trouve à l'entrée du terrain des sports.

De cette époque révolutionnaire, nous restent également les vestiges du Moulin dit « de la Nation ».

L'Eglise

La Fresnais - Eglise
En 1890, Monsieur Arthur REGNAULT, Architecte rennais, réalise les premiers plans. Les travaux commencent en avril 1893 et l'Eglise est achevée en 1899.
L'Eglise de La Fresnais est représentative de la première période romano-byzantine de l'architecte Arthur REGNAULT par l'association d'un parti extérieur plutôt roman et d'un espace intérieur plutôt byzantin. L'aspect extérieur des pierres apporte une touche chaleureuse à cet édifice, mise en valeur aujourd'hui par un éclairage. Le choix de la forme pyramidale du clocher a été pris au cours des travaux et a remplacé le premier choix qui était celui d'un dôme. La charpente est construite avec l'orme du pays. La pierre du Mont Dol a été utilisée pour les parements extérieurs et la maçonnerie. Le granit de Lanhélin (jambages, escaliers, socles des piliers et colonnes, ...) et la pierre de Caen (colonnes et chapiteaux, moulures sculptées...) ont également été utilisés.
A l'intérieur, un plafond en pitchpin et sapin rouge du nord a été réalisé par le charpentier malouin H. LERAY. Au dessus du maître autel, le cyborium en cuivre peint, supporté par quatre colonnes de marbres, donne une valeur architecturale supplémentaire à cette Eglise. L'Atelier RAULT de Rennes a été choisi pour la réalisation des vitraux.

(source historique : les ouvrages de MM. MEURY et SORRE)

Le Marais

le marais
Au cours des siècles derniers, la vie de La Fresnais, commune du Marais de Dol (marais noir), est fortement liée à la lutte contre les inondations. Le Marais étant situé au dessous du niveau de la mer, il est fréquemment envahi par les eaux. Des travaux considérables de drainage sont entrepris. Les canaux, appelés les biefs (Bief Briand, Bief Jean, Bief du Mileu, ...), permettent d'assécher de grandes parties du Marais et de dénoyer la Bruyère. En 1797, quelques communes se regroupent pour créer l'association des propriétaires des Digues et Marais, chargée de la gestion et de l'entretien des biefs et devenue aujourd'hui Syndicat des Digues et Marais.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la commune est occupée par les allemands qui font construire par les prisonniers de guerre un fossé antichars allant de Saint Benoît-des-Ondes jusque Châteauneuf et constituant ainsi une ligne défensive avancée, à l'Est du dispositif allemand protégeant Saint Malo. Après la guerre, il est reconverti en bief sous le nom de « canal des Allemands ».
De nombreux ponts surplombent les biefs. Certains sont très anciens et présentent un certain intérêt architectural et plus particulièrement le Pont de la Goutte, le Pont du Rosais et le Pont de la Ville es Brune.

Aujourd'hui, l'espace de la Bruyère est un espace naturel situé en Zone Natura 2000, où il est possible de faire de la randonnée ou de suivre une piste cyclable et de découvrir de nombreux oiseaux (hérons, aigrettes, canards sauvages,...) ainsi que des lièvres.